---
title: "Les incidents : remonter à ce qui a commencé"
description: "Le cockpit relie les faits entre eux — anomalies d'un même incident, plantages qui touchent la même population, symptôme d'une app expliqué par son serveur — et désigne la racine probable."
lang: fr
canonical: "https://www.stathall.com/docs/incidents/"
updated: "2026-09-22"
---

# Les incidents : remonter à ce qui a commencé


## Ce qu'un incident raconte

La boîte de réception liste des **faits**. Un **incident** raconte une histoire : ce qui s'est ouvert, dans quel ordre, sur quelles cibles, et
ce qui, très probablement, a tout déclenché.

Deux questions reviennent quand une alerte tombe :

- **« Laquelle a commencé ? »** Un disque qui sature rend un conteneur
  malade, qui fait échouer une sonde, qui remplit les journaux d'erreurs.
  Quatre alertes, un seul incident.
- **« Ce plantage, c'est qui ? »** Un crash ne frappe presque jamais tout le
  monde : il se concentre sur une version d'OS, un modèle d'appareil, une
  version de l'application.

## Trois façons de constituer un incident

| Type | Ce qui est regroupé |
| --- | --- |
| **Grappe serveur** | Des anomalies de la même machine, proches dans le temps, portant sur le même service ou le même conteneur. |
| **Faisceau de plantages** | Des erreurs aux symptômes proches qui touchent la même population d'appareils. |
| **Entre cibles** | Un symptôme dans une application et une anomalie du serveur dont elle dépend, quand les deux se recouvrent dans le temps. |

Le troisième cas n'existe que si vous avez déclaré le lien entre les deux
cibles (« hébergé sur », « dépend de »). Sans ce lien, le cockpit ne
suppose rien.

## La chronologie et la racine

Le détail d'un incident s'ouvre sur la chronologie. La première ligne porte
la mention **Racine** : c'est le fait le plus ancien que rien n'explique
dans la grappe. Les suivants indiquent en toutes lettres de quoi ils sont
la conséquence probable.

La pastille de confiance dit ce que vaut cette désignation :

- **Racine probable** — un seul point de départ possible ;
- **Racine plausible** — deux candidates, l'ordre tranche ;
- **À arbitrer** — plusieurs départs possibles, votre jugement compte plus
  que le calcul.

## Les faisceaux d'indices

Le tableau compare, pour chaque valeur remarquable, sa part **dans
l'incident** à sa part dans une **population de référence**, et affiche
l'écart en toutes lettres (« six fois plus »).

La population de référence n'est pas la même partout, et la colonne le
dit :

- pour une **version de l'application**, ce sont les **sessions mesurées** —
  combien de sessions ont réellement tourné sur cette version ;
- pour les autres dimensions (modèle, version d'OS), c'est la
  **distribution des plantages** de la même cible, l'issue observée exclue.
  Cela répond à « ce plantage-là frappe-t-il Android 13 plus que les
  autres plantages de mon app ? », pas à « quelle part de mon parc est en
  Android 13 ? ».

Un effectif minimal est exigé avant toute affirmation : deux événements sur
un modèle rare ne font pas un faisceau.

## Vos trois gestes

- **Confirmer la racine** — vous avez vérifié sur la machine.
- **Infirmer la racine** — le calcul s'est trompé.
- **Détacher un fait** — ce lien-là n'a rien à faire dans cette histoire.

Ces gestes sont **conservés**. Le recalcul, qui tourne toutes les vingt
minutes, met à jour la preuve et jamais votre verdict ; un fait détaché ne
revient pas tout seul.

## « Racines seulement »

Sur l'écran des anomalies, la case **Racines seulement** masque ce qu'une
incident explique déjà comme conséquence. Une liste de quarante symptômes y
devient trois incidents. Une anomalie qu'aucun incident ne couvre reste
affichée : le filtre ne cache jamais ce qu'il ne comprend pas.

## Depuis une alerte

Le bouton **Incidentr**, sur une anomalie de la boîte de réception, lance la
recherche à la demande et ouvre l'incident correspondante. Si rien ne relie
cette anomalie à d'autres faits, le cockpit le dit plutôt que d'ouvrir un
écran vide.
